Graphie du patronyme GOULET

Cette semaine je vous parlerai principalement de deux façons utilisées, pour écrire notre patronyme sur les 23 répertoriées par le dictionnaire LAFRANCE, dont vous trouverez le lien à la fin de cet article.

En préambule, je voudrais préciser que le texte de cette semaine m’a été inspiré par un commentaire reçu de François GOULETTE de France, suite à la publication de mon texte sur les armoiries des GOULET. Il vous est possible de voir son commentaire, très intéressant d’ailleurs, en retournant au bas de la page du texte de la semaine dernière, et de cliquer sur «commentaires».

Dans son commentaire, notre cousin François, nous précise que le blason de la famille GOULET DES BROSSES, est le plus ancien, selon ses recherches, et que les titres de noblesse de cette famille remontent au 13e siècle et ne font aucun doute. Donc, voici pour nous, peut-être, un point d’ancrage dans nos recherches. Ici, au Québec, il est assez facile d’obtenir son ascendance jusqu’à l’ancêtre arrivé en Nouvelle-France, car les documents sont nombreux et ont été bien conservés, principalement par les Jésuites. Par contre, il est plus difficile de remonter dans nos ascendants de France, car les patronymes ont beaucoup changés à travers les générations et aussi à cause des titres de noblesse qui ont changé, bien souvent, les patronymes pour des noms de lieux.

Voici dont ce blason qui originerait du 13e siècle:

Brosses de Goulet Normandie

Concernant les différentes graphies du patronyme GOULET, voici un tableau montant les différentes façon dont  il est écrit.

Graphie du patronyme GOULET
Graphie Fréquence %
gaulet 51 0.2136%
gaulette 28 0.1173%
golet 5 0.0209%
golette 6 0.0251%
gollet 4 0.0168%
goulai 11 0.0461%
goulais 375 1.5704%
goulait 413 1.7295%
goulay 7 0.0293%
goule 19 0.0796%
goules 4 0.0168%
goulest 11 0.0461%
goulet 21,447 89.8116%
goulete 62 0.2596%
goulett 10 0.0419%
goulette 1,353 5.6658%
goulez 4 0.0168%
goullait 1 0.0042%
goullet 52 0.2178%
goullette 10 0.0419%
guolet 3 0.0126%
guolette 3 0.0126%
guoullet 1 0.0042%
23,880 100.0000%
Source: Généalogie Québec
Copyright © 2015
https://www.genealogiequebec.com/LAFRANCE/standardisation/nom

A ma connaissance, il n’y a aucun patronyme GOULETTE au Canada. Par contre, beaucoup de familles GOULET ont migrées vers les États Unis au cours des années 1800 à 1900, principalement parce que les familles étaient trop nombreuses et que la ferme ne pouvait plus tous les nourrir. Beaucoup se sont exilé pour travailler dans les usines de filature. On rencontre ces familles principalement en Iowa, le Dakota, le Nébraska, l’Arizona, le Vermont et le New-Hampshire.

Aux États Unis, le patronyme a été modifié, souvent pour une raison de prononciation, pour paraître américain ou pour une raison d’alphabétisation (on écrivait au son). On peut constater dans nos bases de données que le patronyme GOULETTE provient exclusivement de familles GOULET qui ont traversé la frontière.

 Vous avez des questions, des commentaires, des informations…

N’hésitez pas à écrire un commentaire.

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Quelques présicions concernant mon dernier article et autres informations

Je suis ParisN’oublions pas que la France porte en elle nos racines et que nos ancêtres y ont vécus des milliers d’années avant de venir s’établir en Nouvelle-France. Ce qui touche la France nous touche irrémédiablement et son drapeau a été ternit par des actes barbares que nous devons dénoncer haut et fort.

Facebook

Plusieurs personnes me suivent sur Facebook et je voudrais partager ici le commentaire d’une bonne amie, ainsi que la précision que j’ai apportée, supposant que cela pourrait être utile à ceux qui le désirent.

Question: Quel est le lien Gilles avec le cardinal Ouellet, ne serait-il pas plus apparenté avec ceux qui portent le même nom de famille?

Réponse: Effectivement, les personnes portant le même patronyme sont tous apparentées et je dirais même parents s’ils ont le même ancêtre. On peut dire qu’ils ont une ascendance verticale ou agnatique, car le lien est direct et le lien du sang est plus fort. Par contre, une personne peut être apparentée par le lien des épouses de chaque génération, c’est donc une descendance cognatique, qui tient compte de tous les intervenants dans le processus de la filiation et le lien du sang et beaucoup plus dilué. Nos ancêtres doublent à chaque génération dans l’ordre de 2, 4, 8, 12, 24, 48, etc. Nous en sommes généralement rendus aujourd’hui en moyenne à la quatorzième génération, donc beaucoup de patronymes dans notre parenté.

Pour apporter une précision additionnelle: pourquoi ne serais-je pas autant parent avec ma grand-mère paternelle, qui était une Boivin, ou que ma grand-mère maternelle, qui était une Ferland, ou que mon grand-père maternel qui était de la lignée des Pépin dit Lachance, etc.  Et effectivement nous le sommes. La généalogie nous propose de suivre la filiation pas le patronyme de l’ancêtre, mais nous savons tous que la filiation est beaucoup plus large que cela, car dans mon ADN, j’ai aussi de l’ADN de l’épouse du première ancêtre.

Les armoiries

Je vous soumet, en vrac des armoiries dites de la famille GOULET trouvées dans mes recherches:

armoirie2  Brosses de Goulet Normandie

armoiries1.jpg Goulet de Ruggy Goullet_de_Rugy.svg

Je ne peux vous dire lequelle est le blason officielle de la famille GOULET, car il se peut fort bien qu’ils soient tous bons, et ce, à différentes époques. Notons cependant que l’on retrouve le lion et la fontaine sur la majorité. Les Brosses de Goulet, Normandie me semble la plus vieille et semble dater du 12e ou 13e siècle ainsi que celle de Goulet de Rugy. Si vous avez des précisions quant à ces armoiries, j’apprécierais que vous me laissiez un commentaire.

Par contre, j’aimerais vous laisser une armoirie qui est beaucoup plus récente et que j’aime beaucoup à cause de l’approche plus moderne de la famille. Ce blason qui a été confectionné à la demande d’un passionné de généalogie de la famille GOULET, soit le frère Guy Goulet , frère du Sacré-Coeur.

Frère Guy Goulet

(Un gros merci à Sonia Goulet de Bécancour pour l’image)

Voici le texte qui l’accompagne:

♦ Le moulin: rappelle le métier de meuniers
qu’exerçaient l’ancêtre Jacques Goulet ainsi
que le père de ce dernier, Thomas Goulet.
Le père de Guy Goulet, Rosario, a travaillé
dans le moulin à coton de Biddeford.
♦ L’eau : le nom « Goulet » signifie « étroit passage
d’eau ».
♦ La couleur bleue de la bande supérieure de
l’écusson rappelle la grande dévotion à Marie
qu’avait la mère de Guy Goulet.
♦ Le fleurdelys: symbole de la France (la
famille Guy Goulet est franco-américaine).
♦ L’étoile: symbole des États-Unis.
♦ La gerbe de blé: la nombreuse descendance
des Goulet.
♦ La devise: Dédication to family met l’accent
sur l’attachement à la grande famille des
Goulet.

Voici le lien pour voir le texte intégral:

Les armoiries de la famille Goulet (par André Bonin)
Revue Mémoire Vivante (Victoriaville), vol. 5, no. 4, page 12

Vous pouvez aussi me suivre sur Facebook à l’adresse suivante:

https://www.facebook.com/gilles.goulet.568

Je vous invite à me laisser vos commentaires ou questions directement sur ce blogue afin que tous ceux que la chose intéresse puissent réagir à la question ou à la réponse.

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Aujourd’hui, je vous parlerai  de personnages connus apparentés à la famille GOULET, et pour la plupart de descendance percheronne.

bob gouletRobert (Bob) Goulet est un acteur et chanteur américano-canadien né le 26 novembre 1933 à Lawrence, dans le Massachusetts, et mort le 30 octobre 2007 à Los Angeles, en Californie. Il a reçu le Grammy Award du meilleur nouvel artiste en 1963. Ses parents étaient des Canadiens-français, sa mère Jeanette (née Gauthier) et son père Joseph Georges André Goulet, un fermier cultivateur.

Angelina_Jolie  Angelina Jolie (née Angelina Jolie Voight), née le 4 juin 1975 à Los Angeles, est une actrice, réalisatrice, scénariste, productrice, écrivaine et ambassadrice de bonne volonté américano-cambodgienne. Elle est la fille des acteurs Jon Voight et Marcheline Bertrand. Du côté de son père, Angelina Jolie est d’origine allemande et tchèque, et du côté de sa mère, d’origine canadienne française et prétendument iroquoise. Cependant, Jon Voight fait valoir que son ex-femme, Marcheline Bertrand, n’était « pas vraiment iroquoise ».

marc ouellet  Marc Ouellet, né le 8 juin 1944 à La Motte (Québec, Canada), est un cardinal canadien-français, membre de la Curie romaine. Depuis juin 2010, il occupe les fonctions de préfet de la Congrégation pour les évêques et de président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine. En 2003, il fut créé cardinal. Il fut primat du Canada et archevêque de Québec de 2003 à 2010.

céline dion Céline Dion est née à l’hôpital de Repentigny tout près de Montréal au Québec le 30 mars 1968. Elle a grandi dans la petite ville de Charlemagne. Issue d’une famille très nombreuse (14 enfants), toute son enfance fut bercée par la musique (chacun des membres de sa famille joue d’un instrument). Sa mère reconnut dès un très jeune âge le talent musical de Céline, et l’encouragea très tôt à chanter. C’est à l’âge de cinq ans que Céline chante pour la première fois devant public pour le mariage de son frère (où elle interprète Mamy Blue popularisé par Roger Whittaker. 

madona  Née Madonna Louise Ciccone, elle ajoute le prénom Veronica, à l’âge de 18 ans à l’occasion de sa confirmation. Elle est élevée dans une famille de six enfants, dont elle est la première fille et le troisième enfant du ménage. Son père, Silvio Tony Ciccone (né le 6 juin 1931), ingénieur chez Chrysler, est le fils d’immigrants italiens, venant de Pacentro (Abruzzes) arrivés aux États-Unis en 1919, et sa mère, Madonna Louise Fortin (née le 11 juillet 1933 et décédée le 1er décembre 1963), était d’origine québécoise. Par sa mère, Madonna est apparentée aux chanteuses québécoises Céline Dion et Diane Tell et à la duchesse de Cornouailles Camilla Parker Bowles.

isabelle-boulay100Le 6 juillet 1972, Isabelle Boulay voit le jour à Sainte-Félicité, en Gaspésie, un hameau situé à l’est de Matane. À deux ans et demi, la petite Isabelle connaît déjà ses premiers frissons d’interprète… juchée sur le juke-box du restaurant de ses parents. L’air choisi lui sied à ravir : Une rose pour Isabelle, de Roger Whittaker. L’ancêtre paternel direct d’Isabelle Boulay est le pionnier percheron Robert Boulay, originaire de la paroisse Saint-Germain-de-Loisé, commune actuelle de Mortagne-au-Perche (France). Il serait né vers 1630.  Débarqués à Québec, ils s’établiront à Sainte-Famille dans l’île d’Orléans, puis à partir de 1675 à Rivière-du-Sud (Montmagny). Tous deux y mourront, Robert le 24 mars 1707 et sa femme Françoise Grenier le 28 janvier 1709.

diane tell Diane Tell, de son vrai nom Diane Fortin, est une descendante directe de Julien Fortin dit Bellefontaine (1621 – ~ 1690), pionnier originaire de Saint-Cosme-en-Vairais (Sarthe, FRANCE). Elle est née le 24 décembre 1959 à Québec d’un père médecin et québécois, Michel Fortin, et d’une mère américaine professeur et théologienne, Gloria Pelletier.

camilla100Pour retrouver la trace des ancêtres percherons de Camilla Parker Bowles, il faut non pas traverser la Manche mais franchir l’Atlantique et rejoindre le Canada comme le fit William Coutts Keppel, un des arrière-arrière-grands-pères de Camilla, né à Londres le 15 avril 1832.
William Coutts Keppel épousa Sophia Mary MacNab le 15 novembre 1855 à Hamilton dans la province de l’Ontario au Canada. Sophia était une descendante de Marie Josèphe Guyon née à Grondines au Québec le 13 octobre 1715 et dont trois arrière-grands-parents étaient des émigrants percherons. Ces liens de parenté entre Camilla et les émigrants percherons sont le reflet des actes officiels.

xavier-dolan-100 Xavier Dolan, de son vrai nom Xavier Dolan-Tadros, est né le 20 mars 1989 à Montréal (Canada). Il est le fils du comédien et chanteur québécois Manuel Tadros né en Egypte le 30 septembre 1956 et de Geneviève Béatrice Dolan.

Je vous remercie de m’avoir lu et j’apprécierais vos commentaires, questions, suggestions pour les prochains textes. N’oubliez pas de cliquer sur « Suivre » afin d’être avisé des prochaines parutions.

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Quel est le lien entre la tragédie du Mont Obiou dans les Alpes françaises en 1950, et la famille GOULET?

Voici l’histoire de la tragédie du Mont Obiou à travers la famille de Achille Goulet. J’ai utilisé des extraits à partir du site de Patrimoine Beauceville dont vous trouverez le lien plus bas, pour plus de détails.

accident-avion-Obiou-copie-1

Les photos de la France sont de M. Philippe Lecourtier

Les autres photos sont de la famille Achille Goulet

achille goulet      Achille Goulet

Olivine Faucher-Goulet0001Olivine Faucher

La famille achille Goulet0002Famille Achille et Olivine

Achille Goulet (1898-1950) est le fils de Pierre Goulet (1861-1941) et de Euphrosine Godbout (1866-1936) de Saint-Gervais de Bellechasse. De 1918 à 1923, il est professeur à Saint-Calixte de Plessisville. Le 29 juin 1921, Achille Goulet y épouse Olivine Faucher (1900-1950), fille de Cléophas Faucher (1874-1945) et de Aurélie Lacasse (1876-1965)

Sœur d’Achille, Maria Goulet et son conjoint Joseph Baillargeon sont les parents des  réputés hommes forts, (n.d.l.d.: au Québec, qui ne connaît pas ces célèbres lutteurs) Jean, Charles, Adrien, Lionel, Paul et Antonio Baillargeon,  natifs de Saint-Magloire. Maria Goulet pesait près de 300 lb et mesurait six pieds. Paraît-il que la force extraordinaire des Baillargeon origine du côté d’Euphrosine Godbout. Selon sa fille Thérèse, Achille Goulet avait de larges mains.

Âgé de 25 ans, Achille, son épouse et leur fille Madeleine (1922) viennent s’installer à Beauceville où naîtront quatorze autres enfants : Yvonne (1924), Alfred (1926), Thérèse (1928), Monique (1929), Cécile (1931), Philippe (1932), Anonyme mort-né (1933), Louis (1934), Jean (1935), André (1936), Pierre (1938), Philéas (1940), Jacques (1941) et Hélène (1943). Son épouse décédée en 1936, Pierre Goulet habitera chez son fils Achille jusqu’en 1941. La  plupart du temps, les Goulet pourront compter sur une ou deux servantes à la fois.

Achille occupera un poste de professeur à l’École Normale de Beauceville, ouverte en 1923. Il enseigne alors les mathématiques et la pédagogie pendant 27 ans.

M. Goulet demeure très impliqué dans la communauté de Beauceville : commissaire d’école, conseiller municipal, membre du Conseil de surveillance de la Caisse Populaire de Beauceville, président des Lacordaires et des ligues du Sacré-Coeur du Vicariat 13. Il est aussi le promoteur de l’École presbytérale de Beauceville qui opère de 1947 à 1954. Maire de Beauceville-Ouest (1947-1949), M. Goulet fera beaucoup de représentation pour l’obtention d’un aqueduc moderne presqu’entièrement terminé en 1949.

Fondée en 1925 à Beauceville, avec quelques associés, Achille Goulet est copropriétaire de la manufacture de chaussures, la plus ancienne de la Beauce. À Vallée-Jonction, en 1939, il devient coactionnaire de The Valley Shoe Co.

Entre temps, tous les chemins mènent à Rome…Le 1er novembre 1950, le dogme de l’Assomption de la Vierge Marie est proclamé. De plus, une nouvelle paroisse voit le jour dans le secteur Est de Saint-Georges-de-Beauce, soit la paroisse L’Assomption, érigée canoniquement le 22 juin 1950 de l’Année Sainte. Un natif de Beauceville, Jean Duval à Charles (1898-1989) y est nommé curé. Ainsi, un pèlerinage se met bientôt en branle pour se rendre à Rome. Le curé Duval est accompagné, entre autres, des abbés Odina Poirier et Charles-Auguste Légaré.

D-part-du-Comumbia-1950Le 13 octobre 1950, M. Mme Goulet et 120 Canadiens prennent place à bord du navire S.S. Columbia en vue de visiter Fatima (24 octobre), Lourdes (27 octobre), Montmartre à Paris (29 octobre), Lisieux (31 octobre). Le but ultime est d’assister à Rome à la béatification de Marguerite Bourgeois et de la proclamation du dogme de L’Assomption. Avec 700 000 pèlerins, les Goulet sont sur place le premier novembre et sont reçus, avec 1100 fidèles, en audience par le Pape Pie XII (1876-1958).

papePrès de deux semaines plus tard, le 12 novembre, plusieurs Canadiens crient Viva El Papa lors de la béatification de Marguerite Bourgeois. Le Pape accorde aussi une audience publique aux Canadiens. Le déjeuner terminé, il est plus de neuf heures.

Le groupe d’Achille Goulet rejoint celui du curé Jean Duval. Peu après, en ce 13 novembre 1950, un autobus se dirige rapidement au sud de l’Italie, à l’aéroport de Campiano. Ces fidèles visiteurs montent à bord d’un avion (immatriculé CF-EDN) Douglas C-54 B-16 DC Skymaster  de la Curtiss-Reid Aircraft ltd (devenu Canadair), nommé « le Pèlerin canadien », propriété de MM.Olivier, Lefebvre et d’Orsennens.

Mont ObiouLe lundi 13 novembre 1950, à 14 heures seize, en route pour Paris, alourdi par de la glace aux ailes, cet avion s’écrase dans les limites du Dauphiné et des Alpes de Haute-Provence française, à 8000 pieds d’altitude, au flanc de la Grande Tête du Mont Obiou : 51 pèlerins et 7 membres d’équipage périssent sur un plateau montagneux, du côté des hameaux de Corps et La Croix de la Pigne. L’avion explose et projette des débris à plus d’un kilomètre. Treize prêtres et religieux sont de l’hécatombe.

Pendant cinq heures, sous la pluie et la neige, plus de 250 secouristes besognent. L’identification et le transport des victimes durent une semaine.

photo-cimeti-re-canadien-accident-obiou-1950Mgr Maurice Roy (1905-1985) se rend alors à Grenoble pour une absoute. Les victimes sont ensuite transportées dans un charnier de marbre blanc du cimetière Saint-Roch de Grenoble. En présence de l’évêque auxiliaire de Québec, Mgr Charles-Omer Garant (1899-1962), les corps sont inhumés dans le cimetière du Petit-Sablon. Les 47 cercueils sont disposés dans le même ordre que dans l’avion. Avec   le temps, Yvonne, Jean et Philippe Goulet iront se recueillir à ce petit cimetière français.

Plus tard, soit le 14 mars 1951, une loi du Québec décrète les décès des 53 Québécois à toutes fins de droit. En septembre et octobre 1953, 47 victimes seront transférées près d’une chapelle datant de 1855, dans un pré de la Commune de l’Isère, à la  Salette-Fallavaux, célèbre pour son apparition de la Vierge en 1846. Au fil des ans, quelques corps sont rapatriés au Canada. Achille Goulet et son épouse reposent toujours en France.

       tombe achilletombe olivine

Cimeti+¿re La Sellette

 Il faut prendre la flamme du passé, non les cendres!

Lien vers le site Patrimoine Beauceville:  http://www.patrimoine-beauceville.ca/m-mme-achille-goulet-et-la-tragedie-de-l-obiou-1950-bientot-60-ans

Lien vers le site des archives nationales du Québec: http://collections.banq.qc.ca/bitstream/52327/1987113/1/0000417495.pdf

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Deuxième article

2e texte

Une question que l’on me pose souvent:

Sommes nous tous descendants d’un seul et unique ancêtre?

ou

Y-a-t-il eu d’autres GOULET qui sont venus de France?

Plusieurs sites de généalogie ou des bases de données de généalogistes amateurs nous donnent l’information que Jacques Goulet est le seul ancêtre de tous les GOULET.

La réponse… oui et non pour les deux questions, et je m’explique.

Les Goulet sont à plus de 95% descendants de Jacques Goulet arrivé en Nouvelle-France en 1646. L’autre 5% se divise comme suit:

Environ 4,5%

Entre les années 1730 et 1734 arrive en Nouvelle-France, plus spécifiquement à Lanoraie, dans le comté de Berthier, un dénommé Mathurin Goulet, faux-saunier envoyé au Canada par ordre du Roi «pour y demeurer le reste de ses jours». Un faux-saunier est une sorte de contrebandier qui volait, s’accaparait ou produisait du sel, sans avoir la permission du roi qui en avait le seul et unique pouvoir, car le sel était à cette période un produit recherché pour la conservation des aliments, principalement des viandes et du poisson. Le roi en était le seul possesseur et toute personne trouvé coupable de commerce de sel était condamnée aux galères, parfois à la mort, ou déporté vers des colonies françaises, ce qui fut le cas de Mathurin Goulet.

Voici un lien vers le site erudit.org. Une fois sur le site, vous n’avez qu’à cliquer à gauche sur la revue Cap aux Diamants et vous rendre à la page 80 pour en connaître d’avantage sur les faux-sauniers.

https://www.erudit.org/culture/cd1035538/cd1041903/8712ac.html

Mathurin était le fils de Maurice Goulet et Jeanne Goulet, né entre 1708 et 1711 à St-Martin-au-Poitou, diocèse de Luçon. Il s’est marié le 5 mai 1734 à Lanoraie avec Geneviève-Enaud (ou Hénaud, ou Hénault) dite Canada, fille de Pierre Hénaud-Canada-Delorme et de Marie-Anne Ratelle de Sorel. Geneviève décède quelques années plus tard et Mathurin se remarie à Geneviève Jourdain-Lafrance le 29 octobre 1742, fille de François Jourdain-Lafrance et de Geneviève Benoit. Il aura 2 enfants de son premier mariage et 6 au cours de son 2e mariage. Malheureusement la chance n’est pas du côté de Mathurin car ses enfants et beaucoup de sa descendance seront mort à la naissance ou ne vivront que quelques années et peu se rendront à l’âge du mariage. On compte très peu de ses descendants de la lignée de Mathurin. Ils sont principalement répartis dans la région de Lanoraie et tout le comté de Berthier, la région de Montréal, la région de Québec, Sorel, l’Abitibi et quelques uns dans l’est des États Unis.

Environ 0,5%

Une autre branche de GOULET composée de 2 frères sont arrivés en visite d’affaires au Québec pour y revenir plus tard et s’y établir. Voici d’ailleurs un texte relatant l’éminente carrière de ces deux frères belges.

De Joseph-Jean Goulet on écrit:

 Violoniste, chef d’orchestre, chef de musique, professeur (né à Liège le 22 février 1870, naturalisé canadien en 1938 – décédé à Montréal, 8 juillet 1951). Premier prix solfège, théorie, harmonie (Conseil de Liège) 1884, premier prix violon, musique de chambre (ibid.) 1889. Il eut comme professeurs, à Liège, Sylvain Dupuis et Théodore Radoux (matières théoriques) ainsi qu’Ovide Musin et Désiré Heynberg (violon). Il vint au Canada en 1891 comme violon solo de l’orchestre du parc Sohmer à Montréal, à l’invitation d’Ernest Lavigne. Il fut chef d’orchestre à l’Opéra français (1893-95) et joua un rôle de premier plan dans l’organisation de l’Orchestre Symphonique de Montréal de Couture dont il fut violon solo (1894-96), et qui devint l’OSM de Goulet à compter de janvier 1898 quand il en assuma la direction artistique. À cette époque, il fut aussi maître de chant de plusieurs églises dont Saint-Joseph (1895-98) où il dirigea aussi l’Orphéon Goulet, Saint-Sacrement (1898-1913), puis Notre-Dame (1914-18) et Saint-Eusèbe-de-Verceil (1918-21). En 1900, il fut premier violon d’un quatuor portant son nom, avec Isaac Silverstone, second violon, Otto Zimmerman, alto, et Louis Charbonneau, violoncelle. Il fut aussi membre du Trio Haydn avec Émery Lavigne, piano, et J.-B. Dubois, violoncelle.

Après un séjour en Europe vers 1920, il se consacra surtout au professorat (notamment au collège du Mont-Saint-Louis où il avait débuté en 1904, enseignant le violon et autres instruments tout en dirigeant, à partir de 1926, l’harmonie du collège. Il donna aussi des conférences sur Grétry, Massenet et Bizet et dirigea des opérettes, notamment pour la Société canadienne d’opérette dont il fut directeur musical. En 1910, il avait pris la direction du corps de musique de la Tempérance de la paroisse Saint-Pierre-Apôtre, lequel devint par la suite l’Alliance musicale et finalement la musique des Fusiliers Mont-Royal qu’il dirigea jusqu’en 1950. Dès 1907, il donna des leçons de solfège au Monument national dans le cadre des cours publics gratuits du gouvernement du Québec. En 1926, il fit partie du comité de Montréal de l’AMQ. En 1930, la Belgique lui décerna le titre de chevalier de l’Ordre de Léopold II et il fut peu après nommé officier d’Académie par le gouvernement français.

En 1933-34, il fut prés. de la CBA (CBDA) et, trois ans plus tard, il fonda à Montréal le cercle symphonique Les Disciples de Mozart. En 1938, il reçut une décoration militaire canadienne pour «bons services» et, en 1951, celle de la CBA.

J.-J. Goulet doit compter parmi les pionniers de la musique instrumentale à Montréal. Il a écrit de nombreuses oeuvres pour musique militaire dont une marche, Wilfrid Pelletier, créée sous sa direction en 1935.

Voir aussi Jean-Antoine Goulet, son frère, et Charles Goulet, fils de Jean-Antoine

Source: Marie-Claire Lefebvre

Et de Jean-Antoine on écrit:

Étude au conservatoire de musique de Liège en Belgique.
En 1893, il arrive au Canada pour trois saisons, principalement à l’Opéra de Montréal et au Montréal Symphony Orchestra. Il retourne en Europe pour y poursuivre sa carrière dans plusieurs orchestres en France et en Allemagne. En 1906, il se fixe définitivement au Québec avec son épouse et son fils Charles.

De Charles-E., fist de Joseph-Jean on écrit:

Baryton, chef de chœur, professeur, imprésario, administrateur, haut fonctionnaire (Liège, 4 avril 1902, naturalisé canadien 1921 – Montréal, 12 mars 1976). D.Mus. (Montréal) 1937. Il vint à Montréal en 1906 avec ses parents et commença à six ans l’étude du violon avec son oncle, J.-J. (Joseph-Jean), ainsi que du solfège et de la théorie avec son père. À 10 ans, il entreprit l’étude du piano avec Armand Bluteau et de l’orgue avec Marie-Louise Laurier, puis de nouveau le piano avec Arthur Letondal. Comme violoniste, il joua dans divers ensembles dont le Cercle symphonique Saint-Pierre. En 1922, il devint prof. de violon au collège Laval de Saint-Vincent-de-Paul et dirigea un choeur à l’église Saint-Pierre-Apôtre où il commença à chanter. En novembre 1921, il chanta en public pour la première fois et son succès incita son père, Jean, à lui faire entreprendre des études vocales avec Salvator Issaurel. Il joua du piano dans des hôtels et restaurants et devint répétiteur de l’Assn des chanteurs de Montréal.

Au printemps de 1923, il dirigea pour la première fois un orchestre, puis décida de poursuivre ses études musicales en Belgique. À Liège, il travailla le chant avec Jules Massart, l’harmonie et le piano avec Fernand Mawet. Il devint répétiteur de La Legia, choeur d’hommes de 300 voix qu’il eut parfois l’occasion de diriger, notamment au Havre, en France, lors d’un concours où le choeur remporta le premier prix. Engagé par le Théâtre royal de Liège, il y débuta le 9 décembre 1923 dans le rôle de Bustamente de La Navarraise de Massenet. Il y fit deux saisons durant lesquelles il tint divers rôles du répertoire (Silvio dans Pagliacci, Brétigny dans Manon, etc.) et participa à quelques créations comme L’Atlantide de Tiarko Richepin. Il se fit entendre à Lille, Roubaix, Spa, Louvain ainsi qu’en Hollande et au Luxembourg. Le 1er mars 1925, L’Express de Liège écrivit : « M. Goulet fut parfait en Spalanzani (Les Contes d’Hoffmann). Ce jeune et intelligent artiste possède des qualités de premier ordre. »

Un document d’immigration des Archives Nationales du Canada mentionne l’arrivée de Charles E. Goulet le 15 mars 1925, âgé de 22 ans, au port de St-John sur le navire Melita du Canadien Pacific. Reférence RG76 – Immigration, séries C-1-c, volume 1925 volume 2, page 92, bobine microfilm T-14846.

Il revint à Montréal où il fut nommé m. c. à l’église Saint-Henri (1925-37) où il se perfectionna comme chef de choeur, fondant en 1928 la chorale mixte Les Disciples de Massenet qu’il dirigea pendant 35 ans et avec laquelle il enregistra plusieurs disques. Il fut ensuite m. c. à Saint-Louis-de-France (1937-68) où il succéda à Joseph Saucier et dirigea également l’Assn chorale Saint-Louis-de-France. Il devint aussi vedette de la Société canadienne d’opérette (1927-34) où il débuta dans Flup de Joseph Szulc.

Avec le médecin Antonio Pager, il fonda en 1930 les Concerts Goulet-Pager qui présentèrent au public montréalais des artistes comme Gigli, les Cosaques du Don, Nino Martini, Conchita Supervia, Ruth Slenczynska, les ballets de Kurt Joos et ceux de Serge Lifar, Chaliapine ainsi que des vedettes de France comme Lys Gauty et Guy Berry et, en 1937, Igor Stravinsky et Samuel Dushkin. À la même époque, il fonda seul l’agence artistique «Les Concerts canadiens» qu’il dirigea trois ans.

Outre Les Disciples de Massenet, la grande réalisation de sa carrière demeure les Variétés lyriques qu’il fonda et dirigea conjointement avec Lionel Daunais (1936-55). Quand les Disciples de Massenet remportèrent en 1951 le premier prix au Chicagoland Music Festival, Charles Goulet se vit attribuer le premier prix de direction chorale.

De 1957 à sa mort, il fut secr. du Conseil des arts de la région métropolitaine de Montréal et, en 1974, il fut membre de la Commission Jeannotte, groupe de travail du MACQ chargé d’étudier la situation de la musique et de l’art lyrique au Québec. Il a signé quelques articles, notamment dans Le Guide Mont-Royal et L’Illustration (1939). Sa thèse de doctorat s’intitulait « L’Art du chant choral ». À sa mort, il achevait la rédaction de son autobiographie, Sur la scène et dans la coulisse (Québec 1981). La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal lui attribua sa médaille d’argent « Bene merenti de patria ».
(Auteur Marie-Claire Lefebvre)

Autres informations:
Baryton, professeur de chant, de piano et de violon, chef d’orchestre, imprésario, conférencier, directeur de théatre et administrateur.
Avec Lionel Daunais, il fonda les Vatiétés Lyriques,
Depuis plus de 15 ans, il était secrétaire administratif du Conseil des Arts de la région métropolitaine de Montréal.

La raison pour laquelle j’ai répondu oui et non aux questions posées au début de ce texte est la suivante:

Est-il possible que ces trois GOULET aient une souche commune? Un frère de Thomas (le père de Jacques), le père de Thomas et ainsi de suite. Nous serions peut-être surpris de relier ces trois individus quelque part dans les ascendances de chacun, du moins, on peut le supposer. Il y a encore aujourd’hui des GOULET en France et une recherche plus approfondie pourrait nous éclairer.

La famille GOULET regorge de personnes célèbres comme vous pourrez le constater dans mes prochains textes sur ce blogue.

Bonne semaine.

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Premier article sur ce nouveau blogue

GOULTREEBonjour à chacun et chacune de vous qui lirez mes articles sur ce blogue, qui aura pour but principal de vous informer sur la vie trépidante de nos ancêtres,  partager des photos liées aux familles Goulet, ainsi que les personnes qui leur sont apparentées.

Je ne sais pas pour le moment à quelle fréquence je publierai des textes, mais j’essayerai de le faire de façon hebdomadaire si le temps et mes obligations le permettent. Pour vous assurer d’être avisé par courriel lors de la publication de mes articles, n’oubliez par de cliquer sur le bouton « Suivre » au bas de la page à droite pour vous abonner.

Je me présente donc afin que vous ayez une certaine image du rédacteur. Je suis à la retraite depuis un peu plus de 3 ans, après une vie professionnelle de plus de 45 ans à titre de comptable professionnel agréé, et ce, principalement à mon compte. J’ai aussi œuvré dans plusieurs organismes d’entraides et de groupements sociaux, et ce, à différents titres.  Je suis né à Ste-Anne-de-Beaupré sur la Côte de Beaupré. Je me suis intéressé à la généalogie et l’histoire de mes ancêtres depuis plus de 22 ans. Ma base de données compte plus de 72,500 individus et plus de 30,500 mariages. Je demeure présentement à Boucherville.

Nous sommes les descendants de Jacques Goulet et son épouse Marguerite Meulier ou Maillier qui se sont établis à l’Ange-Gardien, comté de Montmorency, près de la ville de Québec, en 1646. Voici d’ailleurs des informations concernant Jacques Goulet et son épouse qui vous situera dans le contexte historique du début de la colonie. Ces informations proviennent de différentes sources glanées au cours de mes recherches.

Note 1 –
Provenant du site Perche-Québec

C’est le curé Laurent du Fay, recteur de l’église de Normandel qui fut à la fois ministre de son baptême et son parrain et c’est sa tante Marguerite Feillard qui fut sa marraine, laquelle a dit ne savoir lire ni écrire, ni signer.

Le mariage a lieu en présence de Jacques et Jehan Chauvin, oncles de l’épouse Marguerite Mullier, Jehan du Tartre et François Gebert. lesquels tous ont déclarés ne pas savoir signer; et du prêtre J. Gaultier. (Texte extrait des registres paroissiaux de La Poterie-au-Perche, en France)

Au printemps 1646, Jacques, agé de 31 ans, et son épouse Marguerite quittent leur pays, à l’invitation de Noël Juchereau qui était à cette époque commis général pour tous les achats faits par le roi au nom de la Nouvelle-France.

Jacques Goulet était déjà l’engagé de Noël Juchereau comme meunier sur sa ferme Deschatelets à Lhôme depuis 1645. Sa soeur Louise viendra le rejoindre avec son mari René Letartre avant 1663.

Son maître, Noël Juchereau, décède en 1648 alors qu’il était en France, et le notaire Audouart dresse l’inventaire des biens qu’il laisse au Québec, et y mentionne qu’il est dû six vingt livres à Jacques Goulet.

Le 16 juillet 1649, Mathurin Goyer reconnait une dette de 52 livres, 10 sols, pour un fusil et un marteau qu’il a reçu de Jacques Goulet, en présence de Vincent Verreault et de Louis Goulet (ce Louis n’est pas connu).

En 1650, il vivait à Sillery en banlieu de Québec. Le 4 décembre 1651, Jacques obtient un emplacement d’un demi-arpent, dans l’anse St-Michel, tout près de Sillery, vis-à-vis la terre d’un arpent et demi qu’on lui a concédée sur la falaise jusqu’à la Grande-Allée, obtenus de Charles Legardeur de Tilly. Le tout est vendu à Simon Legendre le 26 décembre 1655 pour la somme de 200 livres. La limite de cette terre est aujourd’hui la rue de l’Eglise que prolonge la rue Maguite et la Grande-Allée à Ste-Foy.

Jacques Goulet possédait une belle terre à Château-Richer, sise entre celles de Jean-Gagnon et de Robert Drouin qu’il avait acheté de Louis Lauson de la Citière. Le 30 novembre 1656, il revend ses six arpents de front sur le fleuve St-Laurent avec une profondeur de 126 arpents aux associés Jacques Dodier et Pierre Pointel. Le 4 mars 1657, Dodier remet le tout à Goulet qui la refile à Lauzon de Citière moyennant la jolie somme de 850 livres (une fortune à l’époque), qui la revend ensuite à Nicolas Quentin le 2 avril 1658 (Auber).. Cette terre était tout près de la Rivière-aux-Chiens, la troisième au sud-ouest.

La famille Goulet demeurera probablement à Château-Richer jusqu’au 2 avril 1658, jour ou Nicolas Quentin se porta acquéreur de ce domaine.

Le 30 mai 1658, Olivier Le Tardif, qui vivait à l’Ange-Gardien comme seigneur et juge de la Côte de Beaupré, donne à Goulet la terre de son fils Pierre, décédé prématurément à titre de rente. C’est une terre de 3 arpents de front sur le fleuve St-Laurent, avec une profondeur de 126 arpents, proche du ruisseau des Orignaux. Cette terre porte le no. 23, ancien cadastre. Goulet paiera 3 livres annuelles de rente, trois sols de cens, en plus d’un chapon vivant. Il a pour voisin René Maheust dit Point-du-Jour (au sud-est) et Letardif (au nord-est).

Le 30 juin 1663, Jacques Goulet exerce la profession de Meunier. Il est âgé de 48 ans et ne sait pas signer. Son épouse a alors 34 ans.

Jacques Goulet acquit plus tard une autre terre à Château-Richer, celle d’Aubin Lambert, dit Champagne, le 1 septembre 1669, devant le notaire Auber. C’était un échange avec la terre qu’il possédait en la côte du Cap-Rouge dans la seigneurie de Maure. Il revendit cette terre (no. 49) à Charles Lefrançois le 29 avril 1668 (Auber)

En 1666, Francois Labattier travaille pour Jacques Goulet comme domestique.

Le rescensement de 1666, par l’intendant Jean Talon, attribue à Jacques Goulet 5 bêtes à cornes et 15 arpents en culture. Ses voisins sont Robert Laberge et Pierre Gendron, dit LaPoussière. (la population de l’Ange-Gardien est de 678 personnes et la population de la Nouvelle-France est de 3215 personnes)

Samedi el 18 octobre 1664, la messe était célébré dans la maison de Jean Trudel à l’Ange-Gardien, au Caput. suivie de l’élection des marguillers. Jacques fut élu premier marguillier de la Côte de Beaupré au suffrege secret par les 22 habitants de la place. C’était la première élection à cet endroit dans l’histoire de la Nouvelle-France. Raymond Pagez et Pierre Maheu dit des Hazards furent élus deuxième et troisième marguillers. Ils ont été chargés de prendre le soin de recueillir les dons et les aumônes qui seront faits pour la batisse d’une église.

Jacques Goulet, en 1671, devait à Bertrand Chesnay la somme de 687 livres environ. 2 vaches de Bertrand étaient en loyer chez Jacques. L’année suivante, Chesnay fit exécuter une saisie des biens de Jacques Goulet, laissés à la garde de Pierre Gendreau. Le sieur de Lotinville réclamait encore le 2 mars 1674, le paiement de 687 livres, 18 sols, 1 denier, ou les intérêts. Le 4 avril 1680, Jacques hypothèque sa ferme moyennant une rente annuelle de 30 livres pour un total de 600 livres. Le 24 mars 1681, Jacques passait une obligation en faveur de Jean Mathieu pour 559 livres, 16 sols. Le 11 novembre

de la même année, il en passait une Charles de Couage, marchand de Montréal, pour 125 livres restant de plus grande somme.

Le livre des comptes du Séminaire de Québec révèle que Jacques Goulet fut meunier des moulins de la seigneurie de Beaupré, le moulin à vent du village de Château-Richer et le moulin à eau du Sault à la Puce, de 1673 à 1676, et pour celui de Petit-Pré jusqu’en 1682, au moins.

En 1681, Jacques habite toujours sur la Côte de Beaupré, de biais avec l’église, et a doublé sa superficie en culture. Il a alors 66 ans et sa femme 50 ans. Il possède un fusil et un cheval, en plus de ses 5 animaux domestiques. (En ce temps-là, il n’y avait que 96 chevaux dans toute la colonie)

René Letarte, époux de sa soeur Louise, possédait une jument.

L’image qui reste de Jacques Goulet est celle d’un colon entreprenant, déluré, honnête, mais qui n’a pas peur du crédit.

A la fin janvier 1694, l’inventaire des biens Goulet évalués pêle-mêle: 1 charrue, plus de 700 gerbes de blé, 1 cavale et son poulin, 2 boeufs, 3 vaches, 2 taureaux, 3 veaux, 3 porcs, 3 gorets, 9 poules, 1 coq, 1 maison de pierre, 1 grange, 1 étable, 33 arpents de défrichés.

Les Goulet possédaient l’esprit de travail, le goût du risque calculé, le respect de la vérité et de la justice.

Il semblerait que Jacques Goulet ait emporté dans ses bagages, en 1646, une flûte de bois. Cet instrument aurait été conservé pieusement dans la famille jusqu’à nos jours. Il a appartenu à Alexis Goulet dont l’épouse était Josephte Siveright, et les fils étaient l’Honorable Roger Goulet et Elzéar Goulet.

L’Honorable Roger Goulet, né en 1834, était le filleul et le protégé de Mgr Provencher. Il était métis français, fut arpenteur, juge de district et membre du Conseil de l’Assiniboia.

Elzéar Goulet, son frère, fut le plus célèbre des Goulet de la Rivière-Rouge. Il fit parti du conseil de guerre qui conddamna Thomas Scott en 1870. Il mourrut noyé alors qu’il échappait à l’armée d’occupation le 13 septembre 1870.

La dite flûte a ensuite appartenue à l’Honorable Maxime Goulet, qui devint député de Saint-Vital à la législature du Manitoba le 18 décembre 1878. Il fut ensuite ministre de l’agriculture.

En 1934, Robert Goulet de Winnipeg, artiste et compositeur de la Gigue de la Rivière-Rouge conservait jalousement la dite flûte. Avant la première guerre mondiale, la flûte devint muette. Quelqu’un pensa de l’hydrater en la passant à la vapeur. Elle résonna de nouveau.

Jacques Goulet serait, selon le Dictionnaire National Canadien Français Tome I (1608-1760), l’ancêtre des Ferland dont l’abbé Jean-Baptiste Ferland, historien né à Montréal en 1805 et décédé en 1865 à l’âge de 60 ans; et des Chapleau dont le premier-ministre de la province de Québec de 1892 à 1898, Sir Joseph-Adolphe Chapleau, né à Ste-Thérèse, au nord de Montréal le 9 novembre 1840, décédé à Montréal le 13 juin 1898 à l’âge de 58 ans.

Son acte de sépulture est aux registres de la paroisse de l’Ange-Gardien dans le comté de Montmorency, paroisse fondée en 1644. Il était âgé de 73 ans lors de son décès.

Note 2        Les Goulet sont d’authentique mouture percheronne

Par Robert Prévost, collaboration spéciale

Nos Goulet, comme tant de familles québécoises, sont de mouture percheronne, et ce terme ne saurait mieux leur convenir, car Jacques, leur premier ancêtre venu du vieux pays, et son père, Thomas, étaient meuniers.

Thomas Goulet avait épousé Antoinette Feillard à Normandel en 1613. Le 17 avril 1615, ils présentaient leur premier enfant au baptême, Jacques. Au cours des mois suivants le couple se fixa sans doute au bourg voisin de La Poterie, car c’est là que naquirent leurs 2e et 3e enfants, Louise (1619) et Yvonne (1622). Devenu veuf, le meunier contracta un second mariage avec Marie Chalumel et devint père d’une seconde Louise, baptisée en 1628. On devine que tous les paysans de la région connaissaient Thomas Goulet, car en plus d’exercer le métier de meunier, il était collecteur de la taille, ce qui n’était peut-être pas de … taille à le rendre automatiquement sympathique!

A l’âge de 30 ans, le fils, Jacques, fonde un foyer: il épouse, à La Poterie, Marguerite Maillier ( ou Mulier ). Nous sommes en 1645, et c’est probablement en vue d’un départ pour la lointaine Nouvelle-France que le mariage a lieu, car c’est l’année suivante, semble-t-il, que le couple s’embarqua.

Jacques figure sans doute au nombre des laboureurs et des artisans que recruta Noël Juchereau, sieur des Châtelets. Le couple eut 12 enfants, dont 5 moururent en bas âge ou sans contracter mariage. Les 7 autres étaient tous des fils! On a une bonne idée de leur progéniture en tenant compte des données incomplètes des dictionnaires généalogiques.

Église de St-Pierre de la Poterie où eu lieu le mariage de Marguerite et Jacques Goulet:

This work is licensed under the Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 License.

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Village de St-Pierre de la Poterie. (cliquez sur le lien)

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Je vous reviendrai avec de nouvelles informations et photos sous peu. Entre temps, je vous invite à me laisser un commentaire ou informations concernant votre famille. Comme vous vous en doutez sans doute, les informations importantes en généalogie sont (dans l’ordre):

  • le nom de la mère, du père, de la grand-mère, du grand-père, les enfants et petits-enfants, les oncles et tantes, etc.

Il me fera plaisir de répondre à vos questions sur la famille Goulet si j’ai les informations dans ma base de données.

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